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 Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)

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Xarfrax
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MessageSujet: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Lun 8 Mai 2017 - 18:46

Nous sommes le 8 mai 2017, les Français viennent d’élire Emmanuel Macron Président de la République.
Vladimir Poutine – « Vlad » pour les intimes – est en pleine réunion de crise au Kremlin. Il prend la parole le premier. [Pour des raisons pratiques, nous avons traduit la conversation en français]

- Mes chers conseillers, il semblerait que M. Macron ait été élu Président de la République française. J’avais pourtant mis tous les moyens en œuvre pour que cette catastrophe pour nos intérêts ne se produise pas. Quelqu’un peut-il me fournir une explication ?

Le silence se fait parmi les conseillers du Président russe. Personne n’ose soutenir son regard glacial. Du fond de la salle, un conseiller tousse. Le Président explose.

- Toi, là, qui a toussé, approche ! Qui tu es, déjà ? Explique-nous !

Le conseiller fait un timide pas en avant puis commence à s’exprimer, la voix enrouée.

- Monsieur le Président, je suis Yokonisov, responsable de la contre-campagne numérique. Je… je crois que c’est notre division de hackers qui n’a pas été à la hauteur.
- Comment ça, « pas à la hauteur » ?
- Et bien, je, euh… - le conseiller se met à bafouiller – il semblerait que nos attaques informatiques n’aient eu aucun effet. Les divulgations compromettantes que nous voulions faire émerger n’ont pas pu être rendues publiques. Nos contacts sur place ont été neutralisés par les autorités et…
- ASSEZ !

Vladimir Poutine, rouge tomate, se lève de son siège, s’engouffre dans une pièce voisine et revient quelques secondes plus tard, à dos d’ours.

- J’ai changé d’avis : je ne veux pas connaître les raisons de notre échec. Qui a une solution ? QUI ? Je vous préviens, soyez rapides, sinon Oursounov aura de quoi bien manger ce soir.

Les conseillers ont tous une mine terrifiée. Mais une voix s’élève dans la masse :

- Moi, Monsieur le Président, j’ai peut-être une solution.
- Ah ? – Vlad a l’air intéressé par cette intervention – Et bien dans ce cas, vas-y, parle !
- M. Poutine, je dispose ici d’une machine tout à fait révolutionnaire, qui nous permet de remonter dans le temps.

Hilarité générale. « Это не возможно! », « Я люблю Милен Фармер » ou encore « ПОТОМУ ЧТО ЭТО НАШ ПРОЕКТ » ont pu être entendus dans l’assistance. Mais Vlad reste très concentré. Oursounov rugit pour faire taire l’assistance.

- Remonter dans le temps, dis-tu ?
- Tout à fait. Un premier prototype a été finalisé il y a à peine 3 jours. Les retours dans le temps sont déjà possibles au niveau quantique ou de quelques secondes voire minutes – mais nous voulons désormais tester cela à grande échelle. Quoi de mieux que de l’essayer sur cette élection présidentielle qui nous a échappés ?
- Quand pouvez-vous lancer l’essai ?
- Dans la minute si vous le voulez, M. le Président.
- Faites.
- Très bien, M. le Président.



*****************




Nous sommes le 8 février 2017. Dans trois mois tout pile, le nom du prochain Président de la République française sera connu. Au Conseil Constitutionnel, une réunion de crise a lieu. Le Président Laurent Fabius prend la parole.


- Mes chers amis, l’heure est grave. La Direction Générale de la Sécurité Extérieure nous a informés que la Russie cherchait à peser de tout son poids au sein de cette élection présidentielle. Il n’est pas à exclure d’ailleurs que certains de leurs agents soient ici, parmi nous, les 12 membres du Conseil Constitutionnel.

Un froid est jeté dans l’assemblée. Intelline rompt le silence la première.

- Donc nous avons la confirmation que des hackers cherchent à influencer la campagne électorale. Par quels moyens ?
- Sans doute par du piratage informatique, répond Juganie.
- Et de la divulgation d’informations compromettantes, complète Agielus.
- Un peu à la manière de WikiLeaks, ajoute Monaciello. Rappelez-vous Hillary Clinton et ses emails qui ont pourri sa campagne !
- Et le directeur du FBI qui s’exprime à ce sujet quelques jours avant le scrutin, c’était le pompon ! s’exclame Xalar.
- Bon, il ne faut pas céder à la panique, tempère Maximus. Si vous avons réussi à connaître ces informations, c’est que nous avons nous aussi nos propres réseaux de contre-espionnage.

Laurent Fabius reprend la parole.

- Et bien, pas tant que ça. Le Conseil Constitutionnel, en tant que plus haute autorité de l’Etat, ne peut être soumise à un contrôle extérieur. Si infiltrés en notre sein il y a, il faudra que nous les trouvions nous-mêmes. Il est même possible qu’il n’y ait pas que des russes sur cette affaire. En tout cas, je vous recommande à tous la plus grande prudence. Il n’est pas impossible que des scandales surgissent dans la presse prochainement.
- Mais si nous n’avons rien à nous reprocher, que peut-il nous arriver ? demande Kemawr.
- Haha, tu es naïf ou quoi ? lui répond TheHope. On est en 2017, ça se saurait si les gens voulaient savoir la vérité. Une fake news et hop tu démissionnes ! C’est radical !
- Il faudra donc faire preuve de sang-froid, précise Squal. Je ne sais pas vous, mais cet exercice du chat et de la souris, ça me stimule ! Ca va nous changer de nos tâches ronronnantes habituelles !
- A ta place je ne prendrais pas tout ça à la légère, prévient Breiht. Ils sont capables de tout, la DGSE nous a assez prévenus.

A cet instant, Laurent Fabius regarde son téléphone et, l’air choqué, quitte la salle en courant sans demander son reste. Les autres, interloqués, regardent aussi leur téléphone et tombent sur les gros titres de la presse.

« Le Président du Conseil Constitutionnel Laurent Fabius mis en cause dans une sombre affaire de trafic de panneaux de signalisation »

Petit Ruisseau prend la parole.

- Bon, et bien… je crois que notre Président vient de démissionner. Quelqu’un veut prendre sa place ?



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MessageSujet: Re: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Dim 14 Mai 2017 - 2:16

- Moi !
- Moi !
- Moi !

La soudaineté de la réaction des trois candidats frappe l’assemblée de stupeur. Breiht, Monaciello et Petit Ruisseau se tiennent debout, déjà les éclairs dans les yeux. TheHope rompt le silence.

- Bon bah… allez-y, dites-nous pourquoi on devrait vous faire confiance !

Monaciello ne se fait pas prier.

- Mes amis, la Patrie est en danger. La Russie impérialiste cherche à enfoncer ses griffes dans notre cou : avons-nous les moyens de nous défendre ? Hein ? Je vous pose la question ! La réponse est non ! Il faut nous tourner vers nos alliés ! Et quel meilleur allié que les ETATS-UNIS D’AMERIQUE (fuck yeah) ??? PERSONNE ! Il nous faut une politique clairement atlantiste ! Donald Trump est un homme de confiance, nous pouvons nous appuyer sur lui pour bouter les ours hors de chez nous !

Breiht ricane dans son coin.

- Vous êtes tombé sur la tête ? Pour échapper aux Russes vous voulez nous vendre aux Américains ?
- Ouais, il a complètement perdu l’esprit ! poursuit Petit Ruisseau.
- Haha ! réplique Monaciello. Regardez-les, ces deux-là, ils s’acoquinent déjà pour m’évincer, moi, le vrai défenseur de la Patrie ! Ecoutez-moi, il faut que l’on s’allie à Donald…
- C’EST BON ON A COMPRIS ! s’exaspère Maximus. Laisse parler les autres !
- Il est hors de question que l’on me censure alors que mmmmm, mmmrrhhgmmmm !! Mmmm !

Monaciello se débat pendant que Maximus le ceinture et qu’Agielus le bâillone. Petit Ruisseau s’éclaircit la voix avant de reprendre.

- Ce qui fait la grandeur de la France, c’est son indépendance, son combat pour la liberté, partout dans le monde ! Nous sommes un phare dans l’obscurité de ce monde, nous nous devons de l’éclairer et le guider vers de jours meilleurs ! Nous n’avons pas besoin d’une béquille américaine pour survivre, ni d’une ingérence russe : nous sommes Français avant tout ! ALLONS ENFANTS DE LA PATRIII-IHEUHHH LE JOUR DE GLOIRE EEEEEST ARRIVEEEEE, CONTRE NOUS DE LA TYRA…
- Mmmmm… MAIS ELLE VA SE TAIRE ! s’exclame Mona qui parvient un instant à se libérer avant d’être de nouveau neutralisé.
- Il n’a pas tort, dit Kemawr. On choisit un nouveau Président du Conseil Constitutionnel, pas un Président de la République, pas besoin de nous faire un discours façon « Je vous ai compris », hein !

Dépitée, Petit Ruisseau se rassied, la mine renfrognée. Breiht prend alors la parole.

- Mes chers amis, sachez tout d’abord que je suis d’accord avec ce que vient de dire Petit Ruisseau. Nous sommes adversaires politiques, mais je tiens à souligner ses attaches à son pays qui me semblent sincères. Nous n’avons effectivement pas besoin d’autres pays pour soutenir une politique saine et raisonnée : il faut simplement faire attention à manier la diplomatie avec précaution, tout en n’omettant pas que les degrés d’implication divers de l’économie des différents acteurs ont un impact relatif difficilement quantifiable ou mesurable sur l’évolution des courbes de croissance et de chômage. Le deuxième point, sur les 38 autres que j’aimerais développer, et c’est essentiel de le préciser, c’est la nécessité d’une …
- Merci Breiht, on va s’arrêter là pour l’instant, coupe Squal en bâillant. J’en reviens presque à regretter Monaciello, là !
- Ouais, moi aussi, répond Intelline, qui s’extirpe de sa somnolence.
- Mmmmm ! Merci ! Mais lâchez-mmmmmm…
- Gardez-le tranquille, recommande Xalar, sinon il va finir par se mettre debout sur la table en chantant l’hymne américain… bon, moi je pense que Petit Ruisseau serait une bonne idée.
- Ouais, en plus c’est une nana, renchérit TheHope. Un peu de modernité dans ce Conseil un peu poussiéreux, ça ferait pas de mal !
- Donc tu t’inclus dans la poussière ? ironise Juganie. Moi je vote Breiht, il est plus sérieux dans ce qu’il raconte !
- Pareil, abonde Kemawr. Sans compter que ça fait plus longtemps qu’il est dans ce Conseil… l’expérience, ça compte !
- Plus longtemps ? s’indigne Agielus. C’est carrément une fake news ! Petit Ruisseau a été nommée au Conseil Constitutionnel avant bon nombre d’entre vous !
- En tout cas pas avant moi, s’interpose Maximus. Je suis presque le doyen ici, ne l’oubliez pas ! Et je penche du côté de Breiht.

C’est alors que la porte s’ouvre. Le Premier Ministre Bernard Cazeneuve fait son entrée, à la surprise de l’ensemble de l’assistance.

- Alors, comment ça avance, cette élection ?
- Et bien, s’avance Squal en tant que doyen, il y a une égalité, Monsieur le Premier Ministre. Petit Ruisseau et Breiht récoltent chacun 4 voix, tandis que Monaciello n’en obtient que 3.
- Ah… bon, alors demandez au candidat éliminé de trancher, comme ça la question sera réglée. Mais, euh… pourquoi est-il bâillonné ? Est-ce ainsi que vous pratiquez vos scrutins au Conseil Constitutionnel ? En molestant des candidats ? Je vous mets en garde, chers amis : vous devez non seulement éliminer les agents ennemis qui nous gangrènent de l’intérieur, mais également rester fidèles aux principes et aux idées de notre République. De telles pratiques anti-démocratiques sont intolérables : libérez Monaciello sur le champ.

Maximus et Agielus s’exécutent : Monaciello est libre de ses mouvements. Le nom du prochain Président du Conseil constitutionnel est au bout de ses lèvres : il s’agira de Petit Ruisseau ou de Breiht. Il prend son temps et, après un silence lourd et pesant de quelques secondes, prend la parole.

- Ce sera Petit Ruisseau.


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MessageSujet: Re: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Mar 16 Mai 2017 - 2:36

L’élection de Petit Ruisseau à la tête du Conseil Constitutionnel après le départ rocambolesque de Laurent Fabius a défrayé la chronique pendant les jours qui ont suivi. La médiatisation exceptionnelle de cette élection a poussé Petit Ruisseau à accepter l’invitation de France 2 à son Journal de 20 Heures.


- ... c’est donc la fin de ce reportage « Grand Format » : merci à nos grands reporters de guerre d’avoir infiltré des filières djihadistes en Syrie pendant ces trois derniers mois pour nous fournir ces images exceptionnelles. Mais pour l’heure, passons à notre invitée politique du jour. Vous n’avez pas pu rater cette information : Laurent Fabius, ancien Premier ministre de François Mitterrand, puis Ministre des Affaires étrangères sous François Hollande avant de devenir Président du Conseil Constitutionnel, nommé par le chef de l’Etat, est visé par un scandale de trafic de panneaux de signalisations. L’intitulé peut prêter à sourire, mais le préjudice s’élève à plusieurs millions d’euros pour les caisses de l’Etat, puisque le métal de ces panneaux était fondu pour être revendu à des investisseurs étrangers peu regardants sur la traçabilité au lieu d’être recyclés. Suite à cette affaire qui éclate en pleine campagne présidentielle, et qui fait écho à l’affaire Pénélope Fillon, nous recevons aujourd’hui Mme Ruisseau, Présidente du Conseil Constitutionnel, élue il y a quelques jours à peine. Merci d’avoir accepté notre invitation, Mme Ruisseau, tout d’abord, une question : comment expliquez-vous que vous ayez été élue par vos pairs et non désignée par le Président de la République ?

- Et bien d’abord, Monsieur Pujadas, je tiens à vous remercier pour cette invitation. Votre question est pertinente : en temps normal, c’est le Président de la République qui désigne le Président du Conseil Constitutionnel. Il arrive cependant que, dans certaines circonstances exceptionnelles qui mettent en cause des enjeux de sécurité nationale, cette nomination soit court-circuitée et décidée par le Conseil Constitutionnel lui-même. C’est ce qui est arrivé cette semaine.

- Quand vous évoquez ces enjeux de sécurité nationale, vous voulez parler de la menace terroriste ?

- Malheureusement en tant que Présidente du Conseil Constitutionnel, je suis tenue à un devoir de réserve, qui plus est lorsqu’il s’agit d’informations sensibles concernant la sécurité nationale. Je ne peux pas répondre à votre question.

- Très bien. Nous sommes en pleine campagne présidentielle : François Fillon est visé par des affaires, maintenant Laurent Fabius… pensez-vous que l’éthique fait son grand retour en politique ?

- Encore une fois, Monsieur Pujadas, je suis tenue à un devoir de neutralité : je ne peux pas commenter des procédures judiciaires en cours, encore moins en pleine campagne présidentielle où ma parole peut avoir un poids tout particulier. Mais évidemment j’appelle à plus de transparence et une éthique irréprochable de l’ensemble de la classe politique.

- Alors, justement, vous parlez de « l’ensemble de la classe politique » : j’imagine que cela englobe également les membres du Conseil Constitutionnel ?

- Evidemment, quelle question !

- Je vous pose la question car nos confrères de Mediapart ont fait des révélations il y a quelques dizaines de minutes à peine : un membre du Conseil Constitutionnel n’aurait pas correctement rempli sa déclaration de patrimoine. Une réaction, Mme Ruisseau ?


Petit Ruisseau blêmit, puis se ressaisit.


- Vous savez, Monsieur Pujadas, c’est très difficile pour moi de réagir à cette information en direct. Si ce que vous dites est avéré, nous prendrons les mesures nécessaires, soyez-en assuré.

- Merci pour… ah, on me donne de nouvelles informations à l’oreillette : la personne impliquée serait M. Maximus. Son « oubli » dans sa déclaration de patrimoine lui aurait évité de payer l’ISF pendant plus de 15 ans. Selon nos confrères de Mediapart, le préjudice s’élèverait au-delà de 3 millions d’euros.

- Comme je vous l’ai dit, nous prendrons les mesures nécessaires.

- Merci pour vos réponses ce soir Mme Ruisseau. C’est la fin de notre journal, merci de nous avoir suivis. Tout de suite, retrouvez un nouvel épisode inédit de votre série évènement Candice Renoir après la météo. Quant à moi, je vous retrouve demain 20 heures pour un nouveau journal. Je vous souhaite une bonne soirée.



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MessageSujet: Re: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Dim 21 Mai 2017 - 1:36

14 heures, le 20 février 2017, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Agielus est à son bureau, dans son domicile. Il épluche des dossiers que Petit Ruisseau lui avait confié en début de semaine. « Si on ne se répartit pas le travail pour analyser toutes ces données, on n’arrivera jamais à avancer dans l’enquête », avait-elle dit en réunion. Alors Agielus s’était plongé dans les montagnes de papier qu’il y avait à traiter.

- M. Agielus ? J’ai fini le ménage, et il est 14h, je vais y aller !
- Mmm ? Oui, très bien, merci Nadia ! Votre enveloppe est sur la table du salon, on se revoit la semaine prochaine ?
- Oui M. Agielus ! A la semaine prochaine !

Agielus se replonge alors dans son travail tandis que la femme de ménage claque la porte en partant. « Alors, reprenons… les versements de ce compte au Panama… EDF 30.000 €, Total 50.000 €… bon, être en lien avec des lobbys, c’est pas bien, mais pour l’instant pas de Russie… » Agielus pousse un soupir d’abattement. « Ça fait 4 jours que j’ai le nez dedans et que je trouve rien… faut que je prenne un peu de recul. » Le téléphone sonne.

- Allô ?
- Agielus ? C’est Maximus.
- Maximus ? Alors, comment ça va ? Dure semaine, hein ?
- Holàlà, m’en parle pas… j’ai l’impression de voir des huissiers partout.
- Haha, et ouais, mais à force de jouer avec le feu on finit par se brûler les ailes !
- Même pas ! En fait j’avais touché un héritage assez important en 2002, et c’est ma femme qui avait géré ça, je ne m’occupais pas des sous de la maison à l’époque… après le divorce y’a un an j’ai pas fait attention, elle avait mis l’argent dans un compte off-shore… bref, c’est un sac à emmerdes cette histoire, mieux vaut pas être harcelé tous les jours par les médias et se mettre en retrait ! Comment ça se passe depuis mon départ ?
- Bah cette semaine y’a la Présidente qui a réparti les dossiers entre tout le monde pour avancer plus vite. Mais là je patine depuis le début de la semaine, je trouve rien…
- C’est que tu sais pas t’y prendre, quand un dossier est louche ça se voit direct ! J’ai l’œil pour ça !
- Ouais enfin tout le monde n’a pas ta formation d’expert comptable et ton expérience de 20 ans de commissaire aux comptes…
- Haha, c’est sûr ! C’est dommage, je suis sûr que j’aurais pu être utile dans l’épluchage de ce que tu décris. Allez va, je te donne un petit conseil de débutant quand même : si tu cherches un versement de « Vladimir Illitch » t’auras du mal, il y aura toujours pas mal d’intermédiaires. Et vu qu’il y a de la fraude derrière, ça donne un bilan non-équilibré dans 90% des cas. Surtout si ça vient des Russes, ils sont bons dans plein de trucs mais raccorder les chiffres entre eux, c’est pas leur spécialité.
- Merci du conseil, je vais me remettre dans le bain. Bon, excuse-moi, on a une réunion demain soir, et pour l’instant j’ai toujours rien, donc j’ai encore du pain sur la planche !
- Pas de souci, bon courage ! Bye !
- Bye.

Agielus se frotte les yeux. « Bon, allez, un p’tit kawa et on y retourne. » Agielus va dans la cuisine, prend une capsule « Ristretto » et lance sa machine Nespresso. 30 secondes plus tard, il repart dans son bureau, sa tasse à la main. « Alors, reprenons… » dit-il en reprenant sa calculette. Plusieurs heures s’écoulent ainsi et, sur les coups de 18 heures, Agielus remarque quelque chose d’anormal. « Attends, là y a un décalage qui correspond exactement à un versement sur ce compte aux Caïmans… en provenance d’un compte intraçable. Mais ce même compte, je le retrouve dans les dossiers de plusieurs personnes, 3 ou 4, je sais plus… et à chaque fois, le même décalage. » Agielus a le cœur qui bat à mille à l’heure. « J’ai peut-être trouvé les agents cachés. Faut avancer la réunion. » Il décroche son téléphone. « Allez, réponds, réponds ! »

- Allô ?
- Allô, Petit Ruisseau ? Il faut avancer la réunion à ce soir, je viens de faire une grande découverte dans les dossiers que tu m’as donnés, ça peut nous faire progresser à pas de géants. Je prépare mes affaires et je pars dans 5 minutes, on se voit de suite !
- D’accord, je vais prévenir les autres, tu es sûr de ce que tu avances ?
- Oui, faudra faire des vérifs derrière, mais c’est du béton ! J’arrive de suite !
- Très bien, à tout de suite alors !

Agielus se met alors à emballer ses affaires frénétiquement. Il entend la porte d’entrée grincer.

- Nadia ? Vous avez oublié quelque chose ?

Pas de réponse. La porte claque. Bruit de pas.

- Nadia ?


Une heure plus tard…


La salle de réunion du Conseil Constitutionnel est pleine à craquer. Les services de sécurité sont présents et sur le qui-vive, le personnel du bâtiment a aussi été convié, et les membres du Conseil sont dans l’attente. Tout le monde est là, seul Agielus manque à l’appel. Cela fait déjà 30 minutes que tout le monde attend, l’ambiance est pesante. Petit Ruisseau perd patience.

- Agielus est injoignable depuis l’appel qu’il m’a passé. Etant donné la situation d’état d’urgence, il est raisonnable de penser qu’il lui est arrivé quelque chose. Dépêchez une patrouille de police à son domicile immédiatement.
- Bien Madame.

Les minutes passent. L’angoisse monte doucement. Chacun se regarde furtivement, se ronge les ongles, tape des doigts sur la table… puis le téléphone sonne. Petit Ruisseau décroche dans la seconde et place l’appel en conférence.

- Quelles sont les nouvelles ?
- Madame Ruisseau, nous sommes arrivés à l’appartement de M. Agielus. Son bureau est totalement vide, il n’y a aucun dossier. Nous sommes en train de fouiller l’appar… oh mon dieu.
- Quoi ? Qu’y a-t-il ?
- C’est… c’est M. Agielus. Il est dans la cuisine, la tête plongée dans l’évier. Il est mort.


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MessageSujet: Re: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Lun 22 Mai 2017 - 19:30

Tous les membres du Conseil Constitutionnel sont réunis pour les obsèques d’Agielus. Son ex-femme est présente, ainsi que ses deux enfants. Le moment est intime, peu de monde a été convié. Alors que le cercueil est mis en terre, le prêtre prononce les dernières paroles d’usage. Chacun prononce quelques mots à la mémoire de cet homme resté fidèle à la France et à ses valeurs jusqu’au bout. Puis la troupe se disperse, toujours endeuillée. D’un côté du cimetière, Intelline discute avec Kemawr et Breiht.

- C’est quand même curieux, commence Intelline. Le fait qu’il ait été tué quelques minutes à peine après avoir semble-t-il trouvé l’identité des agents infiltrés est extrêmement troublant. Cela voudrait dire que nous sommes sur écoute.
- Ca ne m’étonne pas, répond Breiht. Ce sont des agents spécialisés dans l’espionnage, s’ils ont réussi à infiltrer le plus haut niveau de l’Etat et à se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas pendant aussi longtemps… cela montre leur talent de camouflage.
- L’information, c’est leur compétence, abonde Kemawr. Pour ma part je fais très attention à tout ce que je dis et fais chez moi et dans mes déplacements. Surtout en cette période électorale sous tension.
- Pourquoi ne pas avoir alerté le reste du Conseil, alors ? demande Intelline. Nous ne sommes pas rompus à ce genre de technique…

Kemawr a un rire gêné.

- Oh, j’ai sans doute trop regardé de films d’espionnage… ma femme et moi, on en raffole ! Pas plus tard qu’hier…

Intelline lui coupe la parole.

- On va arrêter de faire semblant, qu’en penses-tu ? Je sais qui tu es, Kemawr. Je sais quels sont tes liens avec le Kremlin.

Kemawr a une expression de surprise et reste sans voix. Breiht semble sidéré. Intelline poursuit.

- Voilà comment ça va se passer. Personne ne veut faire d’esclandre. Le GIGN va te cueillir à la sortie du cimetière, et tu seras interrogé par la DGSE. Si tu collabores bien, l’Etat français pourra t’extrader en Russie où tu feras ce que tu veux de ton temps libre.
- Mais tu racontes n’importe quoi ! Je suis innocent ! Tu n’as aucune preuve !
- C’est… c’est grave comme accusation, Intelline, reprend Breiht. Comment peux-tu être sûre de ce que tu avances ?
- J’ai mes sources. Maintenant, suis-moi…
- Jamais !

Kemawr s’enfuit dans la direction opposée. Breiht hurle.

- Kemawr ! Arrête-toi ! Tu vas te faire tuer !
- Unités du GIGN ! Lancez l’assaut ! crie Intelline.

Soudain c’est tout un commando d’une dizaine d’agents cagoulés qui s’engouffre dans le cimetière. Les autres personnes présentes – dont les autres membres du Conseil Constitutionnel – se mettent à plat ventre, en état de choc. Kemawr court à toute allure et s’éloigne rapidement, mais il est poursuivi par le GIGN. Il finira par être rattrapé. Et Breiht le sait. Il s’approche d’un membre de l’unité d’intervention resté en retrait et, sans crier gare, le neutralise par une prise éclair de krav maga. Il récupère son arme.

- On ne touche pas à Kemawr ! On n’y touche pas ! hurle-t-il, déchaîné, en pointant son arme sur les commandos.

Il fait feu immédiatement, et abat en quelques secondes deux commandos. Les autres se séparent en deux groupes : un composé de deux agents continue de poursuivre Kemawr, tandis que les quatre restants se retournent pour affronter Breiht, qui s’abrite derrière une pierre tombale.

- Vous ne nous aurez pas ! Pas nous ! s’époumone-t-il, avant de tirer une autre rafale.

De l’autre côté du cimetière, Kemawr est pris au piège : il n’a aucune porte de sortie. Il s’abrite derrière une tombe, sort un couteau de combat attaché à son mollet, et se tient prêt à se jeter sur le commando le plus proche pour lui prendre son arme. « 1, 2… maintenant ! » Kemawr se jette à corps perdu sur l’homme le plus proche de lui et le poignarde à deux reprises. Il s’effondre. Kemawr  s’empare de son fusil d’assaut, se redresse, et… se prend une balle dans la poitrine. Il tombe à genou, hagard, perdu, cherche une dernière fois Breiht du regard, puis s’écroule, mort.

- Noooon !

Breiht a vu la scène et, fou de douleur et de chagrin, se jette à son tour dans l’arène : à peine a-t-il le temps de se mettre en visée qu’il est à son tour criblé de balles. A terre, il voit au loin le corps sans vie de Kemawr avant de rendre son dernier souffle.


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MessageSujet: Re: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Dim 28 Mai 2017 - 2:08

Jour 2 - Pas le temps de faire le RP. Retard dans les votes, je ferai un "double-RP" lundi soir quand j'aurai reçu vos actions pour la nuit prochaine. En attendant, voici les résultats du jour.

Juganie est éliminé par le vote du village. Il était le Loup-Garou Blanc.

Répartition des votes :
- Juganie : TheHope, Squal, Intelline, Monaciello, Petit Ruisseau, Xalar
- Squal : Juganie

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MessageSujet: Re: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Mar 30 Mai 2017 - 3:17

Le cimetière du Père-Lachaise est plongé dans un silence de mort alors que les derniers échos des bruits des balles et des corps qui s’écroulent s’étouffe dans le lointain. Les membres du Conseil Constitutionnel n’osent pas bouger, tandis que les membres du GIGN sécurisent la zone sans broncher. Puis, une poignée de secondes plus tard, la police arrive sur place. Et soudain, c’est toute une fourmilière qui se met en branle : sirènes, cordons de sécurité, toute une batterie d’inspecteurs, puis les caméras et les journalistes qui s’agglutinent autour. Les membres du Conseil Constitutionnel sont exfiltrés par le GIGN et amenés au sein du Palais de l’Elysée, sous très haute surveillance. Le responsable de la sécurité de l’Elysée vient à leur rencontre, alors que tous les membres sont encore sous le choc.

- Et bien, on dirait que la mort est à vos trousses ! D’abord Agielus, maintenant Breiht et Kemawr… nos services de renseignement enquêtent actuellement sur les liens supposés entre Kemawr et le Kremlin, on finira par avoir des preuves.
- Si vous permettez, intervient Intelline, j’ai discuté avec les deux au cimetière. J’avais reçu quelques heures avant à peine un dossier complet de pièces à conviction sur Kemawr. J’ai donc discrètement prévenu les services de sécurité pour éviter toute fuite. Par contre je ne savais rien sur Breiht, d’où je pense la surprise qui a coûté la vie à trois de nos commandos.

Le silence retombe dans le bunker. On commence tout doucement à réaliser ce qui s’est passé.



Pendant ce temps-là, en Russie…


- M. Poutine ! M. Poutine !
- Oui, Sirzechkzsky ?

Vlad s’arrête dans sa partie d’ours-polo.

- L’agent Kemawr est tombé au combat. Il semblerait qu’il ait été dénoncé par les services secrets chinois. Nos informations font état d’une infiltration suffisamment significative au sein du Conseil Constitutionnel français pour mettre à bas nos plans.
- Haha, je savais qu’ils essaieraient de nous doubler. Ce n’est pas un problème, j’ai déjà été mis au courant de l’identité de leur seul agent. Laissez-moi passer un coup de fil à Hollande pour le lui livrer sur un plateau…


Palais de l’Elysée, bureau du Président de la République Française, François Hollande.


- Oui, M. Poutine. Oui. Ah, euh… oui. D’accord. Ah non, je ne crois pas… ah. Bon. Oui. Et ? Euh ? Très bien. Merci pour ce coup de téléphone, M. Poutine, je vous souhaite également… ah, il a raccroché ?
- M. le Président, y a-t-il une information importante que le Président russe vous a communiqué ?
- Euh, oui, il a parlé d’un membre du Conseil Constitutionnel comme d’un agent des services secrets chinois. Tenez, je l’ai noté là. Ha ! C’est qu’il a de l’humour, comme si cette institution pouvait avoir des espions au service des puissances étrangères… haha !
- Je note et transmets l’information, Monsieur le Président.


PC Jupiter.


Le responsable de la sécurité écoute avec gravité l’information qu’on lui glisse à l’oreille. Sans broncher, il saisit alors son arme et la pointe sur Juganie.

- M. Juganie, je vous arrête pour haute trahison.

L’intéressé ne bronche pas. Il s’affale sur le dossier de son fauteuil, ouvre délicatement sa veste et révèle une ceinture explosive.

- Je ne vous cache pas que je m’attendais à ce que ça arrive. Mais vous voyez, j’ai encore de quoi négocier un bon de sortie.
- Juganie, s’interpose Monaciello, tu ne pourras jamais sortir de l’Elysée avec ça sur le dos. Et tu ne comptes quand même pas tous nous faire sauter !

Juganie a un rictus.

- Et tu crois qu’ils me laisseraient sortir comme une fleur ? Non… avec leurs services j’aurai droit à quelques séances de « rééquilibrage »… donc non merci. La ceinture, c’est juste une garantie que l’on puisse discuter sereinement. Ce que je veux négocier, c’est ma liberté contre des noms. Je connais tous les autres agents infiltrés par la Russie au sein du Conseil Constitutionnel.

Tout le monde est tétanisé. Seul Monaciello, courageux encore une fois, ose prendre la parole.

- Très bien. Ta liberté, tu l’as. Maintenant, balance-nous les noms.
- Hé ho, je ne suis pas un imbécile non plus. Il me faut des garanties. Je vous donne un nom d’abord, et je vous donnerai l’autre une fois libre et loin de l’Hexagone. Vous voyez, je suis sympa, je vous donne déjà l’info qu’ils sont encore deux, et ils sont présents dans ce bunker.

Squal intervient.

- Et si ce n’était qu’une diversion ? Il peut accuser n’importe lequel d’entre nous : sans preuves, on ne pourra jamais lui faire confiance.

Tout le monde acquiesce. Juganie repart de plus belle.

- Il est malin, Squal. Mais pas tant que ça : visiblement, il espérait que je passe à côté de son rendez-vous secret mercredi dernier à 23h40 au Café Pouchkine avec un représentant du FSB. C’est dommage que j’aie la vidéo de cette rencontre et qu’elle soit sur la clé USB qui est dans la poche de ma veste.

Squal bondit.

- Ce sont des sornettes ! C'est n'importe quoi ! C'est de la poudre de perlimpinpin !

Le responsable de la sécurité ne sait plus où donner de la tête : entre Juganie, agent infiltré avéré qui porte sur lui une ceinture d’explosifs, Squal, lui-même accusé d’être un agent infiltré, et l’autre agent évoqué par Juganie, il ne sait plus sur quel pied danser.

- Tous ! Les mains sur la table ! Calmement !

Tout le monde s’exécute, dans le calme. Toutes les mains sont bien visibles, si bien que l’on peut tout à fait voir le pistolet que Squal pointe sur Juganie.

- Non, attends, je…

Trois détonations plus tard, Juganie s’écroule, la tête explosée. L’instant d’après, c’est le responsable de la sécurité qui est abattu avant d’avoir pu réagir. Squal se lève alors et s’apprête à commettre un massacre, mais Monaciello s’interpose et se jette tête la première sur l’agent russe.

- Tu ne tueras plus personne ! lui crie Monaciello à la figure, plein de force et de détermination.
- La Russie est l’avenir du monde ! réplique Squal, pas ce guignol à choucroute de yankee !

Xalar, TheHope, Intelline et Petit Ruisseau restent interdits devant cette scène surréaliste. Aucun des quatre ne semble être en état d’intervenir, Monaciello est le seul à tenir tête à Squal.

- Le yankee, il t’emmerde ! s’emporte Monaciello, qui s’empare d’une chaise et la lance sur Squal, qui l’esquive d’une roulade sur le côté.
- Il va falloir faire mieux que ça ! réplique Squal en dégainant à nouveau son arme.

Le sang de Monaciello ne fait qu’un tour. Il voit des ciseaux traîner sur la table. Il s’en empare et fait de nouveau face à Squal, qui le met en joue, toujours sous le regard médusé de l’assistance.

- Yaaaah !
- Pour la Russie !

Un coup de feu retentit, mais l’estocade portée par Monaciello fait aussi mouche. Squal, le regard paniqué, tente de retenir le sang de sa gorge tranchée qui s’écoule en quantités astronomiques. Il glisse au sol et, très rapidement, se convulse avant de s’immobiliser, mort. Monaciello, lui, est allongé par terre, mortellement touché dans le ventre, mais encore conscient. Xalar s’approche pour lui tenir la main et l’accompagner.

- Vous… vous savez… si je… parle des Etats-Unis, c’est… c’est p-parce que je pense v-vraiment que la F-France a besoin… d’alliés…
- Ne t’inquiète pas, Monaciello, nous avons compris ton message.
- Soyez… forts… ma mort doit être un signal d’espoir, pas de… de peur…
- Mais tu ne vas pas mourir, ne dis pas ça ! Tu es un héros !

Tout le monde a les yeux embués. Monaciello poursuit, le corps raidi.

- Allons… enfants… de la… patrie…

Puis il s’éteint dans un souffle.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Partie 39 - RP (réservé au Maître du Jeu)   Sam 3 Juin 2017 - 0:39

- Noooooooon ! Monaciello !!!

Petit Ruisseau se jette sur le corps de Monaciello et se lamente. « C’est pas possible… c’est pas possible… » Tout le monde reste silencieux devant ce spectacle morbide. TheHope prend la parole.

- C’était un homme courageux, intelligent et fidèle à la Patrie… nous essaierons de suivre son exemple.

Xalar renifle bruyamment en arrière-plan. Intelline reste prostrée, assise, les mains sur la tête, puis elle se relève.

- C’est… c’est terrible… il ne faut pas se laisser abattre. Déjà, recontactons les services de sécurité.

Intelline se dirige vers la porte du bunker pour l’ouvrir, mais se rend compte qu’elle est totalement scellée, impossible à ouvrir. L’incompréhension cède place à la colère, puis à la panique. Les quatre membres du Conseil Constitutionnel tapent à la porte aux cris de « Ouvrez-nous !! » « On a besoin de vous !! » « Au secours !! ». Xalar s’emporte et fracasse une chaise sur la porte.

- Ils ne veulent pas nous laisser sortir ? Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Ils ne répondent même pas !

C’est à ce moment précis que la porte se déverrouille, puis s’ouvre en grinçant. Soupir de soulagement dans la pièce. Puis panique quand des grenades sont lancées : un gaz se répand dans tout le bunker et avant même d’avoir pu réagir, les membres du Conseil Constitutionnel sont tous à genoux, suffoquant, puis à terre, évanouis. Des agents masqués les enlèvent.


Quelques heures plus tard…


- Debout, vous quatre !

Xalar, TheHope, Petit Ruisseau et Intelline reçoivent un jet d’eau pour accompagner cet ordre. Ils essaient de se relever, et retrouvent leur esprits, petit à petit.

- Enfilez ça, reprend la silhouette avec un fort accent russe. Dépêchez-vous.

Les Sages s’exécutent sans broncher, l’intonation de l’homme ne laissant pas beaucoup de place à la discussion. Quelques minutes plus tard, ils suivaient le même homme, qu’ils pouvaient désormais distinguer un peu mieux, maintenant que leurs sens leurs étaient revenus. L’homme, en costume militaire, était de grande taille. Dans le couloir, il croise un autre militaire, ils se font un salut et échangent quelques mots.

- Это любовь на пляже !
- Ахо Ча-ча-ча.


Les quatre se regardent : ils ont compris. Ils ont été enlevés par des agents secrets russes au sein même de l’Elysée. La suite leur donne raison : on les emmène dans un salon, et Vladimir Poutine en personne les y reçoit.

- Vous m’excuserez ces manières un peu cavalières… les circonstances m’ont poussé à agir dans la précipitation. Vous savez qu’ils vous cherchent partout, là-bas.

Petit Ruisseau s’indigne.

- Vous ? Mais vous ne vous rendez pas compte de l’énorme erreur que vous venez de faire ! Cela équivaut à une déclaration de guerre !

Vladimir pouffe de rire.

- Ha, ha, ha… Personne ne sait que ce sont mes services qui vous ont amenés ici, en Russie. Et je ferai en sorte que vous ne rentriez pas en un seul morceau pour que personne ne puisse remonter jusqu’à moi. En fait, vous le savez déjà, je cherchais à influencer l’élection présidentielle, mais malgré tous mes efforts rien ne changeait…
- Les électeurs ne sont pas des veaux ! s’insurge Xalar.
- Bien sûr, c’est d’ailleurs pour ça que Trump est à la Maison Blanche, raille Vlad.

Silence.

- Reprenons. Je me suis alors dit que si ça ne marchait pas de cette façon, il fallait en essayer une autre. Il fallait frapper fort. Montrer que votre Etat était faible, corruptible. Le Conseil Constitutionnel était la cible toute désignée. Et vous voilà ici… si vous voulez, je peux vous offrir une petite visite avant de vous faire tuer.

Intelline fait un pas en avant.

- Monsieur le Président, si je puis me permettre…
- Ah, Mme Intelline. J’ai reçu de bons rapports sur vos états de service. Je tiens à vous féliciter pour les informations cruciales que vous avez pu fournir à la Russie. Je vous écoute.
- Vous pouvez vous contenter d’exécuter Mme Ruisseau. Xalar et TheHope n’ont aucun poids politique en France, et ont déjà une réputation sulfureuse auprès de l’opinion publique. Je pense que vous avez intérêt à ce que les complotistes s’emparent de la « théorie de l’enlèvement », cela jettera davantage de discrédit à…
- Ha, ha, ha. Non, Mme Intelline. Vous mourrez tous les quatre. Vous avez été utile, mais vous êtes grillée. Vous savez ce qui se passe dans ces cas-là.

Vladimir fait un signe de la tête à ses gardes du corps.

- Bien, maintenant que c’est réglé… il faut que je rentre à Moscou. Il ne faut pas que je laisse le Kremlin vide trop longtemps, en Russie nous avons un tempérament assez chaud dans les lieux de pouvoir. Volgograd est une ville très sympathique, c’est dommage que vous ne puissiez pas en voir beaucoup.

Intelline tombe à genoux, dévastée, et se retourne vers ses trois compagnons d’infortune, désemparée.

- Je suis… désolée… je n’ai jamais voulu ça… je ne comprends pas...
- Dites, M. Poutine, lance TheHope, vous aviez parlé de faire une petite visite ?
- Oui, M. Hope. L’exécution n’aura de toute façon pas lieu ici, il faut une mise en scène particulière. Vous ne souffrirez pas, je vous rassure.

Les garde du corps emmènent les Sages à la suite de Poutine. On les embarque dans un van. Les regards sont braqués sur Intelline.

- Je suis désolée… rien ne s’est passé comme prévu. Nous avions appris que Kemawr avait retourné sa veste après avoir rencontré Breiht, donc nous avons décidé de l’éliminer sans faire de vagues, mais Breiht en a décidé autrement… sans lui, tout ne se serait pas enchaîné comme ça !
- Mais pourquoi avoir servi la Russie ? demande Petit Ruisseau.
- Ils pouvaient faire du mal à ma famille, ils… ils avaient mes trois enfants en otage… vous, vous n’avez pas de compagnon ou de famille, c’était plus difficile pour eux de vous atteindre, mais moi, je… je n’avais pas le choix ! Et puis, on m’avait promis que tout se passerait bien, que ce qu’on me demanderait ne serait pas difficile à faire... Je suis tellement désolée !

Elle éclate en sanglot. TheHope sourit dans un coin du van.

- Vlad ne sait pas quelque chose. Les forces françaises savent que nous sommes ici. J’ai une puce géolocalisable sous la peau.

Les trois autres le regardent, bouche bée. Xalar réagit.

- Du coup c’est quoi le plan ?
- Pas le temps, on improvise, répond Petit Ruisseau, alors que le van s’arrête et que la porte s’ouvre.

TheHope, Petit Ruisseau, Intelline et Xalar sortent. Il fait un soleil magnifique, le ciel est d’un bleu immaculé. La Statue de la Mère-Patrie leur fait face, tandis que Vladimir Poutine leur tourne le dos.




- Vous voyez, c’est ça aussi la grandeur de la Russie… j’ai un devoir envers elle. Je ne peux pas la décevoir. Et le candidat qui est favori dans votre élection risque de s’opposer à moi. Je ne peux pas le tolérer. C’est pour ça que vous êtes ici… je ne vous hais pas, j’aime la Russie. Croyez-moi, ce n’est pas de gaieté de cœur que…

TheHope le coupe.

- Ca suffit, Poutine. La DGSE sait que nous sommes ici. Relâchez-nous avant qu’il ne soit trop tard.

Vladimir Poutine marque un temps d’arrêt.

- Bluff. Vous avez discuté dans votre van, je vois. Sirzechzsky, apportez la bâche et préparez les costumes de terroristes. Vous allez procéder à l’exécution ici. Préparez un fond vert derrière, aussi, on ne voudrait pas voir apparaître la Statue de la Mère-Patrie dans la vidéo.

Au loin, on entend un bruit d’hélicoptère. Vlad met ses lunettes d’aviateur et prend ses jumelles.

- Merde !

Les gardes du corps se mettent à côté de Poutine pour voir aussi ce qui arrive sur les lieux. Un hélicoptère banalisé, sans pavillon. Typique des forces d’intervention secrètes. Poutine se retourne.

- Vous n’avez pas bluffé, les g… mais, où sont-ils ? QUI LES A LAISSES SANS SURVEILLANCE ???

Vladimir s’empare de la kalachnikov de son garde du corps le plus proche et fonce lui-même à la recherche des évadés.

- Je vous aurai quand même !
- Prends ça d’abord !

Poutine a à peine le temps de se retourner qu’il se prend un coup de branche dans la figure asséné par Intelline, qui se rue sur lui. Derrière elle, TheHope, Xalar et Petit Ruisseau sont aux prises avec les trois gardes du corps. Une mêlée générale s’ensuit, tandis que l’hélicoptère se rapproche et se pose au sol, sans arrêter les pales de l’hélice. La porte latérale s’ouvre et un homme en sort, il se joint à la mêlée. Au bout de quelques minutes, les gardes du corps sont mis hors de combat, alors qu’Intelline, le regard plein de haine, est toujours en train d’affronter à mains nues Vladimir Poutine. Petit Ruisseau intervient.

- C’est terminé, Vladimir ! Laisse-nous partir. La diplomatie va reprendre ses droits à partir de maintenant. Abandonne, nous ne voulons pas te tuer.

Poutine, un genou à terre, semble résigné. Il ne peut que se rendre à l’évidence : il a perdu.

- Très bien… partez d’ici. Et ne remettez plus jamais le pied en Russie.

Intelline, Petit Ruisseau, Xalar et TheHope s’enfuient sans demander leur reste et rejoignent l’homme de l’hélicoptère. L’hélicoptère décolle dans la foulée, avec Poutine derrière et la Statue de la Mère-Patrie devant. L’homme se présente.

- Je suis M. Frax, directeur des Opérations Spéciales de la DGSE. J’ai été mandaté pour vous ramener à la maison. Je suis même ravi que nous ayons pu récupérer Mme Intelline, j’espère que grâce à votre coopération nous pourrons contrecarrer les plans russes.
- Je… je sais déjà qu’il faut neutraliser un certain Yokonisov le plus vite possible, avant qu’il ne mette au point une machine à remonter dans le temps, sinon nous risquons d’être enfermés dans une boucle temporelle.
- Ainsi donc la rumeur était vraie… merci de nous confirmer cette information, nous ferons le nécessaire. En attendant, retour en France, on vous attend avec impatience. Mme Ruisseau, cette fois ce sera le JT de TF1.

Petit Ruisseau lève déjà les yeux au ciel.

- Et c’est reparti…


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